| Le Centre de Propédeutique Professionnelle s’adresse à des personnes en situation de handicap présentant des difficultés d’apprentissage variées à l’issue de leur scolarité obligatoire.
Au Centre, cette population va acquérir les qualifications nécessaires pour trouver un poste de travail adapté à ses capacités, sur le marché libre de l’emploi ou aux Ateliers protégés.
Jouant un rôle de transition entre le milieu scolaire et le milieu professionnel, le C.P.P. va former les jeunes à une certaine autonomie au niveau du travail et de la vie de tous les jours en dispensant une formation à caractère général et en jouant un rôle tant socioéducatif que thérapeutique.
A l’aide de formations soutenues par des outils de travail éducatifs et pédagogiques adaptés aux capacités individuelles et physiques des stagiaires en situation de handicap, il s’agit de développer les possibilités de ceux-ci et d’ajuster les formations par rapport aux besoins des entreprises, afin de permettre une insertion en milieu de travail ordinaire.
Dans les entreprises, le recrutement se fait surtout d’après la qualification et l’expérience professionnelle, l’insertion socio-économique des personnes handicapées se fera donc essentiellement en fonction des efforts réalisés au niveau de la formation professionnelle.
Les études de marché définissent les besoins des entreprises. Par rapport à ces besoins, il faudra adapter le contenu et les méthodes de la formation professionnelle. Néanmoins, la formation ne se limitera pas au seul développement des aptitudes professionnelles suivant les potentialités productives de la personne handicapée, mais il faudra développer également les aptitudes sociales, à communiquer et à travailler en équipe.
Dans la pratique, le C.P.P. est structuré en groupes, chaque groupe étant encadré par un éducateur. La composition des groupes varie de semaine en semaine, d’une part pour favoriser la connaissance mutuelle des jeunes entre eux, d’autre part pour permettre une prise de connaissance des possibilités de formation et de travail. À son admission, le stagiaire parcourt d’abord les diverses sections des Ateliers afin de préciser ses potentialités et compétences sociales et professionnelles.
Cette initiation aux travaux pratiques va de pair avec un apprentissage théorique individualisé et destiné à consolider les connaissances pratiques. A côté des apprentissages spécifiques aux différents ateliers, l’accent est mis sur le développement des apprentissages sociaux et sur la consolidation des connaissances scolaires antérieures.
Pour ces apprentissages plus théoriques, il est largement fait appel à des outils pédagogiques et didactiques modernes, et notamment à l’informatique avec des ordinateurs et des logiciels adaptés. Pendant cette première phase, un bilan de ses capacités professionnelles ainsi que de ses attitudes comportementales et sociales est établi par l’équipe d’accompagnement. Après des entretiens sur ses aspirations et son avenir professionnel, on élabore un projet professionnel qui précise les besoins et l’organisation de la formation professionnelle.
Dans une deuxième phase, les candidats sont intégrés dans des groupes qui restent les mêmes pendant plusieurs semaines. Accompagnés des mêmes éducateurs, ils vont travailler dans les ateliers afin de parfaire leurs connaissances techniques et théoriques. Ce sont ces groupes de travail qui vont servir de transition entre le C.P.P. et les ateliers ou le travail en milieu ouvert, transition et orientation décidées par l’équipe éducative sur base des préférences et aptitudes du jeune, sur proposition de l’éducateur qui l’a suivi tout au long du parcours en C.P.P. Si au terme de cet apprentissage la formation n’aboutit pas à une insertion professionnelle en milieu ouvert, le jeune aura la possibilité d’intégrer un des Ateliers de l’A.P.E.M.H.
Si la formation des travailleurs handicapés n’est pas une garantie d’insertion, elle en est tout de même un moyen d’accès privilégié. Et si dans la situation actuelle de l’emploi, nul ne peut dire que l’obtention d’une qualification professionnelle d’un travailleur handicapé entraînera d’une manière automatique son embauche en milieu ordinaire de travail, cette réalité ne doit pas avoir pour conséquence de le priver d’une formation professionnelle qui lui sera autant bénéfique dans d’autres environnements.
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